L’histoire de la Cour Pénale internationale ne peut se comprendre que si
on l’intègre dans le contexte de l’évolution des Relations
Internationales et du Droit Pénal International. C’est ainsi qu’avec la
décennie 90 s’ouvre windows 7 braindump sur une nouvelle période d’euphorie. Avec la chute
du mur de Berlin, on assiste à l’émancipation des questions relatives
aux Droits de l’Homme, jusqu’alors sous la protection jalouse des deux
puissances. Avec la fin de la guerre froide, les Droits de l’Homme sont
quelque peu dépolitisés et entrent dans le domaine public. L’influence
des ONG et de l’opinion publique gagne en puissance. Les organisations
internationales se mcp certification trouvent libérées d’une dualité paralysante. Les
temps semblent s’ouvrir sur une plus ample liberté d’expression et,
par-dessus tout, d’action. Les Droits de l’Homme ont le vent en poupe.
L’Afrique s’engage dans un processus démocratique, l’Amérique Latine
achève le sien, l’Europe de l’Est s’ouvre à la Communauté
Internationale. Dans cette ébullition, les initiatives se succèdent à un
rythme jusqu’alors inconnu. La Commission Africaine des Droits de
l’Homme et des security+ Peuples commence ses travaux en 1991. Des conférences
mondiales sont tenues : sur les Droits de l’Enfant en 1991, sur les
droits de l’homme à Vienne en 93, sur les Droits de la Femme à Beijing
en 1995,. En décembre 1997, le traité d’Ottawa sur les mines
antipersonnel entre en vigueur. Cas unique dans l’histoire, la Belgique
instaure en 1993 une loi de compétence universelle pour juger tout crime
de guerre et de lutter contre l’impunité de certains dirigeants. Les
plaintes affluent. En juillet 98, la Cour Pénale Internationale est
définitivement adoptée. Cependant ces avancées sont tempérées par la
poursuite des exactions en ex-Yougoslavie suivies de près par le
terrible génocide rwandais de 1994. Dans la foulée des nouvelles
dispositions, oracle dumps deux tribunaux ad hoc sont créés : le TPIY (93) et le TPIR
(94). Instauré par la résolution 955 du Conseil de sécurité pour juger
les personnes accusées de génocide,